Changement de blog !!!

Nous arrivons à saturation de la mémoire accordée par la version gratuite de WordPress, avec tous les inconvénients que cela génère (lenteur de traitement et probablement de chargement aussi ?).

Mais nous, nous sommes bien loin de la fin du voyage….

Donc rendez-vous désormais sur https://iletaitunvoyagequicontinue.wordpress.com

Le blog est plein, vive le blog !

Publicités

Chiang Rai et ses temples colorés

Nous nous séparons de Damien à la fin du séjour à Pai et quelques jours après, nous nous séparons des israéliens aussi. Nous gardons heureusement quand même Aurore avec nous 🙂

Après être reparti en mini bus pour Chiang Mai, passage obligatoire, nous voulons prendre le bus pour Chiang Rai. A la station, les bus sont pleins car nous sommes dimanche. Un chauffeur de tuk tuk nous propose de nous y emmener, nous acceptons volontiers après avoir un peu marchandé. Il troque son tuk tuk pour un gros pick-up et slalome à fond entre les virages et les autres voitures jusqu’à Chiang Rai.

Chiang Rai est une ville industrielle assez sombre mais qui présente un temple moderne blanc, un bleu et un rouge.

Le temple blanc est assez loin de la ville, nous y accédons en scooter. Il est étincelant grâce à des éclats de miroir qui lui sont incorporés. Les photos que j’ai faites ne lui rendent pas hommage malheureusement.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
L’extérieur est bien mieux que l’intérieur
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Il y a un petit côté kitch mais j’aime beaucoup
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Aurore sous les pendentifs qui représentent les prières de leurs acheteurs
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les fameux pendentifs

Pour accéder au temple, on traverse un pont qui surplombe des mains et des visages monstrueux (censés représenter l’enfer ?).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
C’est assez glauque mais sympa

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Laquelle est la plus « mignonne » ?

 

Le temple tente un cross over ambitieux avec les héros de la pop culture.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
C’est bien Gollum et Hellboy
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Pirates de Caraïbes et Capitaine America

Les toilettes les plus royales du monde.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Et si, c’est des toilettes !

Et une petite libellule

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Après le temple blanc, voici l’apaisant temple bleu.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
C’est trop beau

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
On retire toujours les chaussures
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Un Mushu bleu

Nous nous perdons en allant au temple rouge mais on tombe sur un immense Bouddha.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La vue sur les montagnes depuis le temple en face du Bouddha

 

Finalement, on l’a trouvé ce temple rouge, mais il est quand même moins impressionnant que les deux autres.

 

20180911_145956.jpg
Le temple rouge de Chiang Rai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pai, le petit trésor au milieu des montagne.

DSC_2129.JPG

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Un temple où ils sont fans de coqs

Henry nous quitte pour aller dans un petit village nommé Pai. Puis Damien et Aurore nous disent vouloir aller à Pai. C’est un signe, non? Alors nous quittons Uri et la meute israélienne (ils viendront quelques jours plus tard) et allons à Pai nous aussi.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Damien dans un des nombreux café « chill » de Pai
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Aurore et Kir au go
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Henry me prête son appareil photo

Pai est un petit village à 600m d’altitude, au milieu des montagnes du nord de la Thaïlande, pas très loin de la frontière birmane. C’est un village assez touristique, mais pas du tourisme de masse. C’est très mignon, il y a tout les soirs un marché nocturne. Plein de restaurants divers et variés, très bons. Beaucoup de jolis petits cafés où il fait bon trainer. Beaucoup de jolies choses à voir autour : Cascades, temples, source d’eau chaude, canyon, on ne s’ennuie pas. Location de scooter quasi indispensable. Saga va même s’entrainer à conduire avec un gros Kir derrière elle.

DSC_2108.JPG
On s’y est baigné 🙂

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
les rizières depuis le pont de bambous
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Aurore sur le pont de bambou
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Un toit en feuilles
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le bambou c’est génial
DSC_2032.JPG
Le scooter est bien utile pour découvrir les environs.
DSC_2112.JPG
Une salle d’entraînement de boxe thaï
DSC_2141-1.JPG
Au marché, des ventes de scarabées pour les combats sur lesquels les thaïs parient de l’argent
DSC_2070.JPG
Il y a souvent des parties de temples interdites aux femmes…
DSC_2093.JPG
Le chat de notre « hôtel » ressemble au raton laveur de Pocahontas

Nous logeons dans une petite cabane, sur une petite colline juste à coté de la ville. Nous ferons la connaissance de Frederico, italien, ancien éleveur de « caracol » (escargots). Comme on s’y plait bien, nous resterons une dizaine de jours dans ce petit paradis hippie.

DSC_2029.JPG

 

 

La rose du nord

Après le Laos, la Thaïlande et notre première étape, Chiang Mai. La ville nous avait été chaudement recommandée par un américain rencontré à Kyoto. Il ne nous avait pas menti, ça vaut le coup!

Pour commencer, beaucoup de choses à voir, avec pas mal de temples bien sympathiques dans la ville

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
On peut acheter de petites feuilles d’or à coller sur les statues du temple
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
L’or est très souvent présent dans les temples importants de Thaïlande

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Moine momifié ou statue de cire ? Dur de faire la différence.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

p8221552-e1538915758527.jpg

et hors de la ville, accessible en touk touk (Wat Phratat Doi Suthep).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Wat Phratat Doi Suthep

p8271684-e1538914932233.jpg

p8271692-e1538916314663.jpg

p8271704-e1538916100975.jpg

p8271711-e1538916237361.jpg

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

De belles rencontres, d’abord lors d’un trek plein de cascade.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Villages dans les rizières
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bouilloire
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Notre chambre avec Kir, Uri et Léonard
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La vue depuis la terrasse
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Sol de notre « hôtel », une fine couche de bambou
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Huttes dans la forêt
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Des chiens errants viennent souvent à notre rencontre et sont plutôt sympas
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Emballage biodégradable, en feuille de bananier 🙂

Nous rencontrons aussi dans notre hôtel un taïwanais, Henry (c’est son nom occidental), photographe, professeur de surf et guitariste de son état, excusez du peu. Puis arrivent à l’hôtel deux parisiens, Damien et Aurore, dont vous entendrez encore parler plus tard. C’est aussi à Chiang Mai que nous rejoint une meute israélienne, des amis de Uri venu le rejoindre pour leurs vacances.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Henry, notre ami taïwanais

La ville est très agréable à vivre et nous y passons avec plaisir une bonne semaine. La vie y est très bon marché mais confortable, on mange très bien (comme d’habitude, nous mettons un point d’honneur à découvrir en détail les traditions culinaires locales) , on trouve aussi un très bon restaurant italien où nous dégustons une burrata de première ordre. la belle vie quoi. Nous profitons des tuk tuk, omniprésents, du marché de nuit, nous prenons des cours de cuisine ou Saga fait les meilleurs beignets banane du monde ! Bref, on comprend pourquoi Léo Grasset (youtubeur, à l’origine de la chaine « dirty biologie ») a décidé à l’époque d’y vivre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les réalisations de Saga, soupe poulet coco et curry vert
DSC_1977.JPG
Kir prépare la version végétarienne
DSC_1981.JPG
Le nem parfait !

On assiste aussi à des matchs de boxe thaï. Il s’agit malheureusement plutôt « attrape touriste » car il n’y a presque pas de locaux et les matchs semblait plus étre des matchs d’entraînements que des matchs avec un réel enjeu.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Danse de début de match
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les combats sont assez violents

Bref, une ville où on se verrait bien revenir. Justement, on va être obligé de le faire! En effet, Chiang Mai est un peu le carrefour de la région, et c’est toujours à partir de cette ville que nous allons rayonner pour nos futures destinations, Paï et Chiang Rai.

Vientiane, notre au revoir au Laos

Encore un trajet sympa en bus !

Entre Luang Prabang et Vientiane, nous prenons le bus de nuit. Cette fois ci ce sont de vrais lits dedans avec matelas et draps. Encore une fois ce sont des lits doubles ce qui peut être étrange lorsque vous êtes à côté de quelqu’un que vous ne connaissez pas. Des toilettes mais toujours pas de ceintures. Contrairement aux Vietnamiens les laotiens conduisent plutôt lentement et prudemment. Comme nous partons après de fortes pluies, des arbres (plutôt fins, certes) tombent devant nous à quelques mètres sur la route emportés par des coulées de boues. Après avoir attendu environ une heure que le sol se soit stabilisé, le chauffeur sort avec sa machette pour dégager plus ou moins le chemin et rouler comme un thug sur les débris restants. Et cela arrivera à de nombreuses reprises durant le trajet. En effet, presque aucun travail de terrassement ou de stabilisation n’est fait sur la route.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Dans le bus 😉

Arrivés à Vientiane, nous faisons un rapide tour des monuments de la ville mais il faut avouer que Vientiane n’a pas le charme de Louang Prabang et on n’y passerait pas une semaine.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
L’arc de triomphe de Vientiane, dédié aux combattants contre la France, pour l’indépendance du pays (guerre d’Indochine)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous visitons aussi le Pha That Luang, temple connu pour abriter un cheveu du Bouddha.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Au loin, c’est un coq qui se promène dans le temple, c’est classique en Asie du sud est

C’est à Vientiane que nous quittent Bruno et Camille car leurs vacances se finissent. Avec Uri nous restons quelques jours à l’hôtel puis nous quitons le Laos en bus pour rejoindre Chiang Mai au nord du Vietnam.

Louang Prabang, plongée au pays des éléphants.

Luang Prabang est une très jolie ville où il fait bon vivre. Résultat nous y restons une semaine.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le Mékong traverse la ville
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Des offrandes en feuilles de bananier et une cage d’oiseau ouverte. On peut acheter ces petites cages avec un oiseau dedans et les ouvrir en offrandes
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les temples sont magnifiques
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
On se déplace à pied ou en tuk tuk

Au programme:

Des shakes, plein de shakes, parce qu’on aime les shakes (il s’agit de fruits frais blendés avec des glaçons) ! Il y à beaucoup de délicieux fruits bien mûrs au laos, et on trouve un peut partout la possibilité de boire un bon shake de fruit avec quelques glaçons. Nous en faisons une consommation abondante.

Niveau gastronomique, nous découvrons aussi leurs pancake à la noix de coco, qui sont un vrais régal. Nous découvrons avec plaisir la cuisine Laotienne, et constatons aussi  qu’ils font de la très bonne cuisine de partout dans le monde. Pâtisserie, pizza, lasagnes…

Intéressés par la cuisine Laotienne, nous prenons d’ailleurs un cours de cuisine ensemble. Une bonne idée, on s’amuse bien.

DSC_1908.JPG

DSC_1907.JPG

Nous allons aussi visiter une exploitation de riz (« the rice experiment ») très traditionnelle. Nous participons à toutes les étapes du repiquage au tamissage en passant par le labour avec buffle d’eau.

Camille au labour
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
On écrase le riz pendant qu’une laotienne expérimentée le brasse à la main
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Trier le riz est le travail des femmes et seules les femmes qui y arrivent sont « bonnes à marier »
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le riz gluant est une sorte de riz particulière qui doit tremper puis cuire plusieures heures. Ils se mange froid ou chaud. Un petit chat se réchauffe au feu de bois.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le pressage de la canne à sucre

Les cascades !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Vues du haut
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
En saison des pluies, les escaliers deviennent aussi une cascade

Nous avons la chance de trouver un super bâteau pour remonter la rivière rt attendre les temples cachés dans des grottes au bord de l’eau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Dans notre bâteau privatif

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les chats sont toujours les bienvenues dans les temples

Et pour moi le meilleur moment : nous allons dans un centre de protection et de réintroduction des éléphants.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Cam l’éléphante se gratte sans arrêt sur les troncs d’arbres qu’elle déracine parfois 🙂

Durant cette visite, un « maitre éléphant » thaïlandais nous explique le programme, leur méthode et leurs projets (il y a des projets de ce genre depuis plus longtemps en Thaïlande). Si vous devez en retenir une chose : n’allez surtout pas faire de promenade à dos d’éléphant si vous allez en Asie du sud est (où que ce soit en fait). Cela leur massacre le dos et leur déforme irrémédiablement la colonne vertébrale.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Avec Cam

Puis notre guide Laotien nous amène rencontrer les éléphants. Nous seront plus particulièrement en compagnie de 2 vieilles femelles, dont une arrivée au centre il y a 6 mois. Encore très amoindrie, elle fait peine à voir, même si elle semble se remplumer un peu.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Léonard dans sa tribue !

En leur compagnie, mais aussi avec deux autres employés du centre, nous partons nous promener avec les éléphantes dans la forêts. Les éléphantes sont très douces et paisibles de caractère mais rugueuses de peau, peu pressées. Toutes fois elles montent et descendent les chemins avec une habilité que on ne leur supposerait pas.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
L’équipe, les éléphantes et leurs mahouts (maîtres éléphants)

Au retour, notre guide nous explique que la pétanque est très populaire au Laos. Comme nous avons du temps et lui aussi, nous allons ensemble jouer à la pétanque et boire de bière au terrain vers chez lui (nous verrons d’ailleurs son jeune fils rentrant de l’école). Très bon moment.

DSC_1891.JPG
Le boulodrome

Globalement les laotiens ont l’air assez francophiles. Certains (surtout les plus vieux) parlent encore français et les jeunes en contact avec les touristes essaient souvent de l’apprendre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Il y a plusieurs restaurants français à Luang Prabang

Sa Pa-Louang Prabang par la route, un trajet épique…

Toujours accompagnés de Bruno, Camille et Uri, nous souhaitons maintenant allé au Laos. Par la route. Des bus sont proposés sur internet et nous optons pour une solution que nous pensons être un bus touristique en se disant que l’expérience sera peut-être un peu moins authentique mais que comme 16h de trajet (pensions nous !) nous attendent, nous serons un peu plus confortables.

Google maps nous annonce 15h de route pour 700km.

Screenshot_20180915-195800_Maps.jpg

Le trajet commence avec un pick-up qui vient nous chercher à l’hôtel. Sur le très bref trajet pour le bus, il écrase sans façon un chien endormi sur la route, sans autre forme de procès (sachant que nous roulions très lentement et que personne n’était derrière). Nous nous rendons compte au moment de la descente qu’il est chef de « l’agence » Sapa ethnics qui nous a vendu le trajet. Nous le payons 42$ par personne de trajet, mais pas de ticket en retour.

Nous enchaînons donc sur le bus de nuit : il s’agit d’un bus couchettes doubles (confortable quand on est avec quelqu’un qu’on connait mais un peu plus surprenant dans le cas contraire). Pas de ceinture et nous roulons à fond sur des routes de montagnes qui nous secouent au rythme de la musique techno que notre chauffeur écoute à fond durant toute la nuit. Il n’hésite par ailleurs pas à fumer en intérieur, ce qui ajouté aux lumières de LED colorées nous évoque plus une ambiance de boîte de nuit que de bus de nuit. Pas de toilettes dans le bus. Il s’arrêtera deux fois sur son trajet de 11h.

Une fois arrivés à Diên Biên Phù vers 6h le lendemain, le chauffeur nous indique un mini bus d’un geste de la main et nous voici toujours sans ticket à discuter avec le chauffeur du minibus. Après avoir chargés nos gros sacs sans le minibus, il nous dit que nous partirons dans 2h finalement. Nous mangeons tranquillement notre petit déjeuner mais au bout d’1h30, il vient nous chercher en criant, il faut vite se dépêcher et monter tout de suite dans le bus. Une fois dans le bus, celui-ce démarre 10 min plus tard (?) finalement fait un tour de la vile, se charge de cartons, de vieilles valises, de sacs de riz et de passagers avant de revenir 30 min plus tard à son point de départ, notre restaurant du petit déjeuner…..

DSC_1861.JPG
Le bus entre les passagers et les colis

Le minibus est bien sûr non climatisé et sans ceinture. Il est tellement pleins de colis que les personnes en ont sous leurs pieds. L’espace est rentabilisé au maximum avec des strapontins et du monde dessus dans l’allée qui mène aux colis. Cela amenant chacun à participer au déchargement puisque le « stewart » de bus ne peut les atteindre. D’ailleurs ce dernier ne peut s’assoir, même sur les colis, en raison du manque de place. Il se tient dans l’embrasure de la porte dans laquelle il fume presque en permanence son énorme bong. Et on attaque les petites routes de montagnes. Le minibus est de qualité ! Le moteur attaque bravement les montés et même pas besoin de descendre où de le pousser ! Pour ce qui est des descentes, même sans frein moteur et malgré la surcharge, tout se passe bien (qualité coréenne le minibus).

Les paysages de montagnes sont magnifiques.

C’est le moment du passage à la douane vietnamienne puis laotienne. Mention spéciale à la douane du Laos. La plus incroyable de notre voyage ! Pas d’ordinateur, on enregistre votre nom sur un grand cahier, à l’ancienne. Puis il faut payer environ 30$ de visa. Mais pas n’importe comment ! Il y a une rangée de 5 personnes qui vous attendent et réclament chacune une petite part de la somme. 1$, 3$, de nouveau 1$… Très curieux comme système mais ça fait de l’emploi. Bref c’est assez simple mais c’est un peu long.

Puis les sardines repartent dans leur minibus. Les colis se déchargent par le stewart de bus qui les jette du minibus sans que celui-ci s’arrête, après un petit coup de fil au destinataire qui doivent le récupérer (dans quel état ?) sur le bord de la route. Les autres occupants débarquent dès l’arrivée au premier village laotien. Nous avons donc le bus pour nous mais nous nous apercevons avoir sous évaluer le temps de trajet et le chauffeur nous indique que nous arriverons vers 20h (soit 11h de trajet en minibus et 24h de total). C’est un petit coup au moral mais il est vrai que les infrastructures routières ne permettent pas vraiment d’aller vite et nous nous faisons à l’idée que le trajet sera un peu long.

Mais c’était sans compter sur une coulée de boue ! Celle-ci barre la route, notre chauffeur grille donc tous les autres véhicules en roulant sur la file inverse et slalomant entre ceux qui ont eu le même idée que lui, pour se placer en « pool position ». Seulement un camion s’est coincé dans la boue et personne ne peut passer. Seulement il ne se passe rien. Il n’y a ni dépanneuse ni tracteur. Seul un gars (le chauffeur du camion ?) pelle la boue de son mieux. Nos conducteurs attendent… Nous jouons à un jeu d’énigme ensemble et Uri nous fait du ukulele. Au bout de deux heures le camion est dégagé. Seulement, la circulation ne reprend pas (la coulée n’est pas très épaisse mais assez longue). Notre chauffeur grille encore une fois tous les autres et reslalomme jusqu’à la boue. Il traverse ensuite la coulée sans hésiter (le premier de tous les véhicules pourtant bien nombreux). Nous patinons mais nous nous en sortons finalement et le trajet reprend.

DSC_1872.JPG
Uri au ukulele

Seulement, on sent une lassitude du chauffeur, il roule à 100km dans les petits villages et les villes, nous arriverons finalement à minuit à Luang Prabang, après 28h de trajet pour 700km, des magnifiques paysages et une expérience très authentique…

DSC_1877.JPG
Alors qu’on n’attends plus qu’une chose, arriver, le minibus continue à prendre des chargements à chaque arrêt, quelle rentabilisation !

 

 

Le tour du monde de Kir et Saga